Présentation de la police de sécurité du quotidien

Jeudi 8 février , accompagné de mes collègues Stéphane Mazars et Elise Fajgeles, j’ai assisté à la présentation par Gérard Collomb, Ministre de l’Intérieur, de la police de sécurité du quotidien. Un nouvel engagement de campagne du Président de la République qui est tenu. Plus qu’un nouveau dispositif, c’est une nouvelle feuille de route pour les forces de l’ordre. Il était urgent de faire évoluer les missions de la police et de la gendarmerie en profondeur, car « personne ne peut se satisfaire de la situation actuelle, où l’insécurité est forte et où les forces de l’ordre ont trop souvent sentiment de perdre du terrain», a expliqué le Ministre. Pour concevoir cette transformation, un questionnaire a été adressé à tous les policiers et gendarmes du pays, obtenant plus de 70 000 réponses! Les forces de l’ordre verront leurs moyens renforcés sur tout le territoire, en particulier dans les zones les plus difficiles. La police de sécurité du quotidien, c’est: – la création de 10 000 postes (contre la suppression de 12 500 postes entre 2007 et 2012) ; – 60 quartiers de « reconquête républicaine » dont 30 prioritaires d’ici janvier 2019, avec 15 à 30 effectifs supplémentaires, pouvant représenter 3 patrouilles 7j/7 ; – un accompagnement renforcé de 20 départements ruraux et périurbains où la délinquance augmente, avec 500 gendarmes en renfort ; – un investissement dans l’immobilier (1,5Mds€) et l’équipement (1,5Mds€), notamment numérique : les forces de l’ordre seront dotées de 110 000 tablettes et smartphones et généralisation des caméras piétons. Les forces de l’ordre passeront plus de temps sur le terrain et moins sur l’administratif, qui est un motif d’insatisfaction pour 3 policiers sur 4. Les « tâches indues » seront supprimées et la procédure pénale réformée, avec notamment la forfaitisation de certaines infractions. Il faut également retisser les liens avec la population et recréer la confiance, avec le déploiement de 250 unités de contact en gendarmerie d’ici à 2019 et la désignation d’un référent dédié aux relations avec la police dans les conseils de quartier de toutes les grandes villes.