SEMAINE DU GOÛT 2018 et loi EGALIM: visite à la cantine du collège de Saint-Sulpice

Restauration scolaire exemplaire au collège Pierre Suc de Saint-Sulpice avec un chef de cuisine, un chef d’établissement et des personnels motivés. Plus de 600 élèves déjeunent tous les jours à la cantine du collège et se régalent des petits plats concoctés par le chef avec près de 40% de produits achetés dans le Tarn. On privilégie les fruits et légumes de saison, on éduque contre le gaspillage alimentaire. Pas de sel sur les tables ni de sauces en libre service. Et tous les mois, on sert un menu tarnais. Même pour servir un grand nombre de repas, il est possible d’utiliser des produits de qualité. C’est l’objectif de l’article 11 du projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable (EGAlim), récemment adopté, d’utiliser d’ici 2022, 50% de produits locaux dont 20% issus de l’agriculture biologique: L’alimentation reste un sujet important de préoccupation des Français, avec des attentes plus fortes des consommateurs (étiquetage, traçabilité, bien-être animal etc.) et des modes de consommation en mutation (produits locaux, de qualité, ou issus de l’agriculture biologique en forte augmentation). Avec 72 000 établissements, et 3 milliards de repas servis chaque année en France, la restauration collective demeure un levier puissant de cette transition agricole et de l’éducation à l’alimentation des jeunes générations, notamment dans le cadre de la restauration scolaire. Ainsi, dans le cadre de la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron avait fait une promesse, celle d’encourager les projets alimentaires territoriaux (PAT), et d’atteindre 50% de produits « biologiques, écologiques ou locaux dans l’ensemble de la restauration collective en 2022 ». Cet engagement est aujourd’hui tenu. Le projet de loi EGAlim, adopté définitivement par l’Assemblée nationale le mardi 2 octobre 2018, permet de renforcer la qualité de notre alimentation. L’une des mesures phares du texte, l’article 11, fixe l’objectif de 50% de produits de qualité dont 20% de produits bio dans la restauration collective – cantines scolaires, hôpitaux, crèches – d’ici 2022. Cette mesure permettra de sensibiliser au quotidien les usagers aux enjeux de l’alimentation et de s’engager dans cette démarche citoyenne et responsable, par leurs choix de consommation. Elle favorisera également d’accompagner la nécessaire structuration des filières locales autour de cet objectif et le dynamisme de nos territoires en favorisant les circuits courts, les productions locales et en privilégiant la qualité et la saisonnalité des produits. Afin d’atteindre ces objectifs, le Premier ministre a annoncé le lancement d’une concertation avec les élus locaux et les opérateurs de la restauration collective. Par ailleurs, plusieurs mesures issues de la feuille de route des Etats généraux de l’alimentation permettront de mieux accompagner les acteurs de la restauration collective, notamment avec l’objectif d’élaboration de 500 projets alimentaires territoriaux d’ici 2020.